Un jour bleu

Ce blog ouvre ses colonnes à celles et ceux qui souhaitent témoigner de leur parcours, de l’accompagnement de sujets autistes dans l’orientation attachée à la dimension du cas par cas et se fondant avant tout sur la rencontre et sur la relation avec l’autre.

 

Praticiens, parents, enfants, jeunes et adultes accompagnés, chercheurs, artistes et d’autres encore trouveront ici à transmettre le  bien dire de leur expérience de vie, à partir de la place qu’ils occupent dans leur rencontre avec l’autre. Les capacités d’invention et de créations, les bricolages, les trouvailles qui trouveront place ici nous enseigneront sur les styles de vie permettant à chaque un des sujets autistes de construire une vie digne avec son symptôme.

Partir de l’intérêt du sujet. Un petit canard au bord de     l’eau… et plouf dans l’eau ! – Eva Kosturkiewicz

Partir de l’intérêt du sujet. Un petit canard au bord de l’eau… et plouf dans l’eau ! – Eva Kosturkiewicz

Oliver nous enseigne à quel point notre orientation est une clinique du détail, une clinique qui trouve sa source à partir de l’intérêt de l’enfant. À partir de ce point, tout un travail a pu se construire, nous avons pu être partenaires pour l’aider à trouver, aussi fragile peut-il être, un certain apaisement qui permet une belle mise au travail.

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Pas sans l’autre- Affiche et argument

Pas sans l’autre- Affiche et argument

L’ASBL « Autismes et inventions » organise une journée d’étude le jeudi 26 septembre 2024 à Bruxelles. Elle a pour titre Provoquer la rencontre. L’autisme nous concerne. Voici l’argument de la journée écrit par Céline Poblome-Aulit.

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Des mots qui font signe d’une certaine présence – Iseut Thieffry

Des mots qui font signe d’une certaine présence – Iseut Thieffry

Lorsqu’il a soixante-cinq ans, l’entreprise de travail adapté met Tristan à la retraite. Celui-ci pour continuer à « travailler » s’inscrit dans notre Centre de jour. Il vient chaque matin avec son attaché-case et, avant chaque activité et repas, il met son tablier qu’il boutonne soigneusement. Son rapport littéral au langage et à la règle nous désarçonne toujours…

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Héééé ! – Phénicia Leroy

Héééé ! – Phénicia Leroy

Un atelier Petite maison est proposé à certains enfants de l’institution. Il s’agit de se rendre dans une maisonnette en bois contenant divers objets : des petites balles sensorielles, des objets lumineux, des bouteilles contenant des paillettes, des objets sonores, des tissus, des objets gluants…

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A l’époque de l’inclusion pour tous, en quoi une institution comme l’Antenne 110 est-elle encore nécessaire ? – Micaela Frattura

A l’époque de l’inclusion pour tous, en quoi une institution comme l’Antenne 110 est-elle encore nécessaire ? – Micaela Frattura

Si dans l’imaginaire collectif, l’inclusion renvoie à l’inclusion scolaire « pour tous », Alicia, comme tant d’autres sujets que nous accueillons dans nos institutions, témoigne que « pour eux », l’enjeu est ailleurs et implique de pouvoir s’inclure dans le lien social, c’est-à-dire dans l’école de la vie avec les autres.

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ça ne va pas ! – Iseut Thieffry

ça ne va pas ! – Iseut Thieffry

Qu’à cela ne tienne ! Nous allons voir la cuisinière ensemble pour lui expliquer que Sylvestre déteste le riz et, compliante, la cuisinière lui propose de remplacer le riz, à chaque fois qu’il est au menu, par des pâtes, le plat préféré de Sylvestre étant le spaghetti à la bolognaise. Pendant plusieurs semaines, ravie, je constate que Sylvestre est satisfait des repas. Or, un jour, la même scène se reproduit et, au moment où l’échange est possible, Sylvestre finit par dire : « Encore du spaghetti bolognaise ! Toujours du spaghetti bolognaise ! » Je m’interroge : si, pour un sujet autiste, être le sujet d’une énonciation est difficile, la difficulté est-elle, ou pas, la même, dans l’ordre de la pensée ? Peut-il être le sujet de son énonciation en pensées ?

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Chez l’horloger. L’art de la balade  – Benoît Buffin

Chez l’horloger. L’art de la balade – Benoît Buffin

Michel est arrivé à soixante-cinq ans au Pré-Texte. Après avoir travaillé en Entreprise de travail adapté jusqu’à sa pension, il a demandé à rester actif et a été accepté dans notre Centre de jour.
D’emblée, nous sommes frappés par une espèce d’immobilité. Dans le groupe, il reste imperturbable malgré le bruit et l’agitation. Il paraît également figé, comme si le temps s’était arrêté. Cependant, l’heure semble avoir une fonction pour lui. Les choses doivent être ordonnées, à leur place.
D’une humeur également constante – jamais désagréable, jamais mécontent –, Michel peut poser inlassablement les mêmes questions. Il semble moins préoccupé par la réponse ou par la musicalité de la réponse que par la répétition des questions.
Nous repérons assez vite que…

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Ici, on n’apprend rien – Véronique Pipers et Claire Watteyne

Ici, on n’apprend rien – Véronique Pipers et Claire Watteyne

Je regarde son œuvre, je la félicite. L’étreinte peut alors se relâcher. Car, oui, il n’est pas rare que nous prêtions notre propre corps à ces sujets dont les bords sont flous. À nous de les border de notre corps, de nous prêter physiquement à leur projet, de les laisser faire de nous l’usage qui viendra soutenir leur production. Loïc, pourtant très tonique, s’appuie de tout son corps sur le mien dans la camionnette et s’empare de mon bras quand il veut aller faire des achats à l’épicerie.

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